Adapter les propositions Neuromouv’ au fonctionnement, aux capacités et aux besoins observés chez l’enfant, plutôt que d’appliquer un protocole identique à tous.
Un diagnostic apporte des informations utiles, mais le choix d’un mouvement se fait aussi à partir de ce que l’enfant montre aujourd’hui : coordination, fatigue, sensorialité, agitation, inhibition, compréhension de la consigne, aisance ou difficulté.
Le cours propose notamment d’être attentif à :
→ coordination œil-main
→ planification du geste
→ vitesse d’exécution
→ fatigabilité
→ réactions sensorielles aux bruits, lumières ou textures
→ posture crispée
→ évitement de certaines activités
→ agitation ou inhibition
Mais surtout : je recueille aussi le ressenti de l’enfant.
L’observation et le ressenti permettent ensuite d’adapter la proposition.
Si le mouvement est difficile :
→ ralentir
→ fractionner le mouvement
→ réduire la complexité
→ proposer davantage de pauses
→ montrer visuellement
→ ajouter un support tactile si utile
On adapte le protocole pour permettre à l’enfant d’expérimenter.
Le cours propose notamment :
→ supports visuels
→ supports tactiles
→ balle
→ foulard
→ coussin
→ objets familiers
Ils peuvent rendre la consigne plus concrète ou faciliter l’entrée dans l’activité.
Lorsque c’est possible :
→ proposer plusieurs possibilités
→ laisser l’enfant choisir
→ lui demander quelle variante lui convient
→ l’autoriser à proposer une modification
Le cours recommande explicitement de proposer un choix d’exercices et de laisser l’enfant décider.
RALENTIR → FRACTIONNER → MONTRER → SIMPLIFIER
PRATIQUER → OBSERVER → VALORISER
FAIRE VARIER → COMPLEXIFIER PROGRESSIVEMENT → LAISSER L’ENFANT INVENTER
Le cours donne justement l’exemple d’un enfant pour lequel les mouvements sont progressivement complexifiés et qui est ensuite invité à créer ses propres exercices.
Si l’enfant manifeste une gêne face à :
→ un bruit
→ une lumière
→ une texture
→ un contact
→ un objet
→ une proximité corporelle
Je n’impose pas.
Je peux modifier le matériel, l’environnement ou la proposition.
L’hypersensibilité sensorielle fait partie des éléments que le cours recommande d’observer chez certains enfants.
Un enfant peut réussir un exercice à un moment et rencontrer davantage de difficultés plus tard.
Selon son état :
→ raccourcir
→ fractionner
→ introduire une pause
→ changer d’exercice
→ diminuer les sollicitations
Le cours recommande également :
→ des rituels de début et de fin
→ l’écoute active
→ la valorisation des efforts
→ la patience
→ l’humour et la légèreté
→ la co-construction des objectifs
Cela permet à l’enfant d’essayer, de se tromper et de recommencer dans un cadre moins centré sur la réussite immédiate.
Le suivi peut rester très simple :
→ smiley
→ couleur
→ ressenti de l’enfant
→ petite échelle
→ carnet d’observation
→ comparaison avant / après
→ observations de la famille ou de l’école
Le cours insiste sur une évaluation utilisée comme outil de dialogue et d’ajustement, et non de jugement.
Je ne choisis pas un mouvement parce que l’enfant est “TDAH”, “DYS”, “HPI” ou atypique.
Je pars de l’enfant, de son besoin, de ses possibilités et de son état du moment.