Accompagner l’enfant lorsqu’une émotion devient difficile à gérer en utilisant le corps, le mouvement et la respiration comme supports de régulation.
On ne cherche pas à faire disparaître immédiatement l’émotion. On aide d’abord l’enfant à retrouver suffisamment de sécurité et de disponibilité corporelle pour traverser ce qu’il vit.
→ Stress ou inquiétude
→ Nervosité corporelle
→ Colère / montée émotionnelle
→ Tristesse ou repli
→ Frustration
→ Débordement émotionnel
→ Difficulté à verbaliser ce qui se passe
→ Tensions corporelles associées à une émotion
→ Avant une situation vécue comme difficile
→ Après un événement émotionnellement chargé
Repérer ce qui est visible sans chercher immédiatement à interpréter :
→ L’enfant bouge-t-il beaucoup ou se fige-t-il ?
→ Sa respiration semble-t-elle modifiée ?
→ Où observe-t-on des tensions ?
→ Cherche-t-il le contact ou au contraire davantage d’espace ?
→ Peut-il encore écouter une consigne ?
→ Peut-il identifier ou nommer ce qu’il ressent ?
On part de ce qu’il ressent et de ce que l’on observe, sans attribuer automatiquement une signification émotionnelle à une zone corporelle.
Quand l’enfant est débordé, éviter d’enchaîner plusieurs consignes.
Privilégier quelque chose de simple, connu et confortable :
→ Activation du centre
→ Hook-up / Crochet
→ Appuis au sol + respiration
→ Respiration
Une seule proposition peut suffire.
Pour certains enfants, passer directement à l’immobilité n’est pas adapté.
On peut d’abord permettre une mobilisation :
→ Marche consciente
→ Balancement doux
Et si l’enfant est fortement agité :
→ voir Agitation & besoin de mouvement
Puis ralentir progressivement.
Ne pas chercher un grand mouvement.
Selon ce que l’on observe :
→ Frémissement volontaire
→ Micro-rotation
→ Balancement doux
→ Pression-décompression
Ces outils renvoient directement à notre chapitre Tensions corporelles & dégel émotionnel.
Ne pas chercher à provoquer une réaction émotionnelle.
On propose un mouvement confortable, on observe et on ajuste.
Lorsque l’enfant est suffisamment disponible :
→ nommer une émotion s’il le souhaite
→ utiliser une couleur, une image ou un smiley
→ montrer où il ressent quelque chose dans son corps
→ évaluer simplement l’intensité avant / après
→ laisser aussi la possibilité de ne pas verbaliser
Pour les plus jeunes, le support peut rester très concret et ludique.
Après le mouvement ou la respiration :
→ Comment est ton corps maintenant ?
→ Est-ce pareil, un peu différent ou très différent ?
→ As-tu envie de continuer, changer ou arrêter ?
On observe également :
→ respiration
→ agitation / figement
→ tensions
→ disponibilité
→ expression de l’enfant
Puis on adapte.
L’objectif n’est pas de supprimer l’émotion, mais d’accompagner l’enfant dans sa régulation.